Lancement du quatrième mouvement

Le quatrième mouvement a été lancé par l’équipe élue en février 2008. Il a déjà permis d’opérationnaliser les trois chambres régionales.
La CCIA de Ngazidja a désormais une vie distincte de celle de l’UCCIA qui se consacre pleinement à ses propres missions. Au siège social des deux entités à Moroni on peut distinguer les services relevant respectivement de chaque entité.

LES MUTATIONS INTERVENUS  AU NIVEAU DE DES MISSIONS

En général dans les pays ayant adopté le modèle d’organisation administrative et économiquefrançaise les chambres de commerce ont un rôle de représentation des intérêts de leurs membres, d’accompagnement de leurs membres dans leurs activités économiques et commerciales, de promotion et d’interface ente les opérateurs économiques et l’Etat. L’exercice de ces différentes missions a pris différentes formes au fil des ans.

Depuis sa création en 1948 jusqu’au début des années 80 la Chambre de commerce (dont les activités avaient été suspendues entre le 14 avril 1976 et le 17 octobre 1978 par le pouvoir « révolutionnaire ») accomplissait grosso modo quatre  types d’activités :

  • Veiller à la régularité des approvisionnements du pays notamment en ce qui concerne les mouvements des navires desservant l’Archipel qui, en même temps servaient à l’exportation des produits de rente disponibles ;
  • S’occuper de la manutention portuaire, de la gestion des entrepôts et du batelage(communication des navires entre eux et avec la terre) ;
  • Faire du lobbying auprès des pouvoirs publiques notamment les facilités administratives et le paiement des factures des entreprises fournisseuses des administrations publiques. Pendant la période de l’autonomie interne il était arrivé que la Chambre invite un ministre et/ou le député à l’Assemblée nationale française et/ou un des hauts représentants de la Métropole aux réunions de l’Assemblée consulaire pour avoir des explications sur des mesures prises ou le retard mis à honorer les factures des entreprises fournisseuses !
  • Faire de la formation professionnelle. Cette activité se limitait en fait à l’initiation à la comptabilité, aux taches de secrétariat en particulier à la dactylographie.  La Chambre elle-même avait des difficultés à trouver des gens formés à employer.

Pendant les années 80 l’institution consulaire a aussi globalement mené quatre typesd’activités :

  • La gestion des magasins d’entrepôt et des terre-pleins au port de Moroni et au port de Mutsamudu. L’Etat a en effet  concédé à l’institution consulaire l’ensemble des terre-pleins à l’intérieur du périmètre de la concession au port de Moroni, de Mutsamudu et de Mohéli. Avec la création de sociétés d’Etat comme la SONATRAM (Société Nationale du Transport Maritime) et la SOCOPOTRAM (Société Comorienne des Ports et du Transport Maritime) les activités de manutention portuaire et de batelage ne relèvent plus de l’institution consulaire. La gestion des magasins d’entrepôt et des terre-pleins donnait lieu à la perception d’une taxe qui constituait près de 80% des ressources budgétaires de l’institution. Les quelques 20% proviennent des centimes additionnels prélévés sur la patente et sur les marchandises exportées et du produit du droit d’inscription au fichier de la chambre de commerce. Il faut dire que le produit des centimes additionnels parvient rarement à l’ayant droit qu’est la CCIA.